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Impact

Publié en 2024

Un pote connaissait un type qui avait entendu parler d’un gars qui avait peur d’un mot - à tel point qu’il ne le prononçait pas.
Il avait de ce fait développé vocabulaire et style en utilisant synonymes, allusions, périphrases ou litotes afin d’éviter le danger.

Aussitôt Eugène avait demandé quel était ce mot. Normal !

C’était le mot « jamais ».

Il semblait que lorsque le gus le prononçait l’inverse se produisait.
Genre :
« Je n’irai jamais en … » et quelque temps plus tard il avait été muté exactement à cet endroit.
Chaque fois son utilisation provoquait ce qui était redouté. Du moins le mec le croyait-il fermement, assez peut-être pour en faire une réalité.

Phénomène qui lui (Eugène) avait rappelé avoir lu quelque part que les mots avaient un pouvoir selon qu’on les associait d’une certaine façon ou parce qu’on les prononçait différemment. Enfin c’est ce qu’il avait cru comprendre.

Il savait déjà que des mots pouvaient
toucher
convaincre
manipuler …

À l’école ils étaient présentés comme des prisons dans lesquelles nos pensées se trouvaient limitées ; plus tard  ils étaient sensés nous représenter cataloguant nos échanges entre castes ; sur la fin ils se transformaient en devises soit-disant nécessaires aux prochains utilisateurs.

Eugène fit l’erreur de se mettre à réfléchir.

De l’influence des mots sur la réalité … Pas mal comme titre !




Dans quelle partie du cerveau se logeait cette capacité ?
Les émotions permettaient-elles d’accélérer le phénomène ?
Ce pouvoir était-il par contre valable lorsque les mots étaient seulement pensés ?

La liste des interrogations s’allongea de semaine en semaine.


Ce qui le poussa bien sûr à les expérimenter.




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